Pourquoi je perds mes cheveux en automne ? Causes et durée

Vous constatez davantage de cheveux sur la brosse dès la rentrée et vous vous demandez pourquoi vous perdez vos cheveux en automne. Cet article explique le rôle du cycle capillaire, la quantité de cheveux perdus que l'on considère habituelle, la durée de cette chute et les gestes qui la limitent. Il précise aussi les signes qui justifient de consulter.

Pourquoi perd-on davantage de cheveux en automne ?

La chute de cheveux saisonnière suit le rythme naturel du cycle capillaire : chaque cheveu pousse, se repose puis tombe selon son propre calendrier. Les cheveux qui tombent en automne sont donc entrés dans leur période de repos plusieurs semaines plus tôt. Ce décalage explique une bonne part de la chute de cheveux visible à la rentrée.

Flacon d’huile de moringa et boîte associée posés sur une table en bois près d’une brosse à cheveux, avec des feuilles

Le cycle capillaire explique une chute différée

La croissance des cheveux se déroule dans le follicule, la petite cavité de la peau où naît le cheveu. Pendant la phase anagène, c'est-à-dire la phase de croissance, le cheveu pousse d'environ 1 cm par mois pendant 2 à 6 ans. À un instant donné, environ 85 % des cheveux se trouvent dans cette phase.

Vient ensuite la phase catagène, une transition de 2 à 3 semaines pendant laquelle la croissance s'arrête. La phase télogène prend le relais : ce repos dure environ 2 à 4 mois, puis le cheveu se détache lors de la phase dite exogène. Comme les follicules suivent des calendriers décalés, les cheveux ne tombent jamais tous en même temps.

Pourquoi la chute se remarque-t-elle à la rentrée ?

Une étude de 2009 a suivi 823 femmes pendant 6 ans. Elle a observé un maximum de cheveux en repos en été et un second pic, moins marqué, au printemps. Les cheveux qui se mettent au repos en été tombent quelques mois plus tard, au moment de la rentrée.

Une étude de 1991 menée pendant 18 mois auprès de 14 hommes a relevé environ 60 cheveux perdus par jour en août-septembre. Ce chiffre représente plus du double de la valeur hivernale de ces participants. Pour une chute de cheveux saisonnière, aucune étude ne permet de désigner le mois de chute maximale de tout le monde. La lumière et la durée du jour font partie des explications proposées, mais le mécanisme précis chez l'humain reste à établir.

Quels facteurs peuvent accentuer cette chute ?

Selon la Société Française de Dermatologie, une chute réactionnelle diffuse peut apparaître 2 à 3 mois après un événement déclencheur. Une perte remarquée en automne peut donc refléter un événement de l'été plutôt que la saison seule. Un stress important, une maladie avec fièvre, une intervention chirurgicale ou une perte de poids rapide peuvent précéder ce que les médecins appellent un effluvium télogène.

Les hormones jouent aussi un rôle, notamment après un accouchement ou un changement de contraception. Selon l'American Academy of Dermatology, la chute du post-partum atteint généralement son maximum environ 4 mois après la naissance. Le stress, la fatigue et le post-partum figurent parmi les causes de la chute réactionnelle qu'il est utile d'identifier.

Combien de cheveux perd-on, et pendant combien de temps ?

Une fois le mécanisme compris, deux repères permettent de situer votre chute : la quantité de cheveux perdus chaque jour et la durée de l'épisode. Il reste ensuite à distinguer ce qui tombe vraiment depuis la racine de ce qui se casse le long de la tige.

Quelle perte reste habituelle en automne ?

Selon la Société Française de Dermatologie, perdre environ 50 à 100 cheveux par jour fait partie du renouvellement habituel. Cette fourchette donne un ordre de grandeur de la perte normale, mais ne constitue pas un seuil de diagnostic absolu. Trois éléments influencent ce que vous observez :

  • La fréquence des lavages : plus les lavages sont espacés, plus les cheveux déjà en fin de cycle se rassemblent dans la douche le jour du shampoing.
  • Le brossage : il détache d'un coup des cheveux qui seraient tombés au fil de la journée.
  • La longueur et la finesse : des cheveux longs ou fins rendent la même perte plus spectaculaire, même lorsqu'elle reste diffuse.

La perte de cheveux saisonnière touche la femme comme l'homme. Le nombre de cheveux trouvés sur la brosse ne révèle donc pas, à lui seul, une anomalie : l'évolution sur plusieurs semaines est plus parlante.

Combien de temps dure cette chute ?

Aucune étude ne précise combien de temps une chute saisonnière dure chez toutes les personnes. Les estimations de 4 à 6 semaines ou de 6 à 8 semaines servent de repères, pas de règles. En pratique, une chute passagère s'atténue progressivement, alors que la densité met plus de temps à revenir. Certaines sources évoquent 12 à 18 mois pour retrouver l'état initial après une chute réactionnelle.

Cette chute réactionnelle installée diffère d'une simple variation saisonnière. Glia-paris indique qu'elle dure en moyenne 3 à 6 mois et qu'elle ne détruit pas définitivement les follicules : la repousse reste donc possible.

Chute, casse ou perte progressive de densité ?

Observez l'extrémité des cheveux ramassés : un cheveu tombé depuis la racine présente souvent un petit bulbe. Un cheveu cassé est plus court et n'en a pas. Après l'été, le soleil, la chaleur et les baignades en eau salée ou chlorée fragilisent la fibre capillaire et favorisent la casse. Ces agressions n'expliquent pas à elles seules une chute depuis la racine.

Une raie qui s'élargit progressivement ou une queue de cheval qui s'affine évoque plutôt une alopécie féminine progressive qu'une variation saisonnière. Les deux peuvent aussi coexister avec une chute de cheveux diffuse, d'où l'intérêt de bien distinguer une perte normale d'une chute préoccupante.

Que faire pour limiter la chute en automne ?

Limiter la chute en automne consiste surtout à préserver la fibre, à soutenir l'organisme par l'alimentation et à situer les compléments à leur juste place. Chacun de ces leviers agit sur un aspect différent du cheveu.

Des soins doux pour préserver les cheveux

Selon Dermato-INFO, le shampoing n'aggrave pas la chute : vous pouvez laver vos cheveux selon leurs besoins. Aucun shampoing ne stoppe toutefois une alopécie à lui seul. Un après-shampoing puis un démêlage sans tirer, des pointes vers les racines, réduisent les frottements et la casse. Limitez les attaches serrées, les appareils chauffants et les traitements chimiques répétés.

Les huiles végétales sont souvent choisies comme traitement naturel d'une chute de cheveux saisonnière, mais elles agissent surtout sur la fibre. Dans une étude de 2003, l'huile de coco réduisait la perte de protéines du cheveu. L'usage traditionnel de l'huile de ricin, à l'inverse, ne prouve pas d'effet contre la chute saisonnière.

Une alimentation variée plutôt qu'une carence présumée

Les protéines et leurs acides aminés participent à la fabrication de la kératine, la protéine qui constitue le cheveu. Une alimentation variée en œufs, poissons, volailles et légumineuses contribue à couvrir ces apports.

Le fer et le zinc font aussi partie des nutriments à surveiller selon le contexte. Une carence en fer se vérifie par une prise de sang avant toute supplémentation : un apport excessif de fer peut être toxique.

Quelle place pour les compléments au Moringa ?

Le règlement (UE) n° 432/2012 autorise, sous conditions, l'allégation « contribue au maintien de cheveux normaux » pour la biotine, le zinc et le sélénium. Cette mention ne promet ni l'arrêt de la chute ni la pousse des cheveux.

Une revue de 2024 sur la biotine n'a retenu que 3 études sur la chute et ne soutient pas sa prise systématique sans carence. Signalez-la avant une analyse de sang, car elle peut fausser certains dosages thyroïdiens. Le Moringa oleifera apporte divers nutriments, mais une revue de 2026 n'a retenu que 5 travaux sur 448 publications examinées. Parmi eux figurent 4 études animales et une série de cas humains.

Glia-paris associe des soins topiques à une cure anti-chute de 90 jours. Cette cure contient notamment du Moringa oleifera (300 mg) et de la biotine (5 000 µg). Elle apporte aussi du zinc (15 mg) et du sélénium (55 µg), deux minéraux. Ces soins capillaires accompagnent la recherche d'une cause identifiée et sa correction, sans s'y substituer.

Quand consulter pour une chute de cheveux automnale ?

Une chute de cheveux qui sort du cadre saisonnier présente des signes repérables. Les reconnaître permet de consulter au bon moment et de préparer les informations utiles au professionnel de santé.

Les signes qui dépassent une variation saisonnière

Une chute qui s'intensifie ou s'accompagne d'une baisse visible de densité mérite un avis médical, plutôt que d'être attribuée d'emblée à l'automne. Plusieurs signes justifient de consulter :

  • Une chute qui persiste au-delà de 2 à 3 mois.
  • Une raie qui s'élargit ou une zone qui se dégarnit.
  • Des plaques nettes sans cheveux, qui peuvent notamment évoquer une pelade.
  • Un cuir chevelu douloureux, brûlant, qui démange fortement ou présente des squames marquées.

Les plaques et les modifications du cuir chevelu relèvent plutôt d'une consultation chez le dermatologue.

Quels événements et symptômes signaler ?

Une fatigue marquée, un amaigrissement inexpliqué ou des règles très abondantes invitent à rechercher une autre cause que la saison. Revenez aussi sur les mois précédant la chute : un stress intense, une maladie, un accouchement, un régime restrictif ou un changement de traitement ou de contraception sont utiles à signaler.

Une chute importante et diffuse qui dure au-delà de 6 mois relève également d'une évaluation. La littérature clinique utilise couramment cette durée pour qualifier de chronique un effluvium télogène.

Quel bilan peut aider à comprendre la chute ?

L'évaluation commence par l'examen des cheveux et du cuir chevelu. Le dermatologue peut s'aider d'un dermatoscope, une loupe éclairante, ou d'un trichogramme, qui analyse au microscope les racines prélevées. Selon la Société Française de Dermatologie, des analyses peuvent ensuite rechercher une carence en fer, un trouble thyroïdien, un déficit en vitamines D ou B12 ou un facteur hormonal.

En complément, photographiez votre raie, vos tempes et le dessus du crâne dans des conditions comparables. Ces images aident à suivre l'évolution de la densité, sans remplacer le diagnostic.

Foire aux questions

Est-il normal de perdre beaucoup de cheveux en septembre ?

Une chute plus marquée en septembre est souvent normale. Une étude de 2014 menée pendant un an auprès de 41 volontaires a relevé davantage de cheveux au repos autour d'août-septembre, tout en restant dans les valeurs normales. Les études ne désignent cependant aucun mois de chute maximale valable pour tout le monde.

Quelles carences en vitamines ou en minéraux peuvent accompagner une chute de cheveux ?

Le fer fait partie des pistes à vérifier : une étude de 2025 portant sur 2 851 femmes atteintes d'effluvium télogène a trouvé une ferritine basse chez 46,5 % d'entre elles. La vitamine B12 était basse chez 5,8 % de ces femmes. Une revue de 2021 relève aussi des liens avec la vitamine D. Une chute automnale ne signifie pas pour autant une carence.

Comment savoir si les cheveux repoussent après une chute ?

Des cheveux courts, fins et clairs apparaissent sur le cuir chevelu : ce signe indique que le cycle reprend. La chute diminue progressivement, mais la densité revient plus lentement. Après une chute réactionnelle, certaines sources évoquent 12 à 18 mois pour retrouver l'état initial.